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DragonBall

Manga inspiré et inspirant

 Prépublié pour la première fois le 20 novembre 1984 dans le n°51 de la revue japonaise Weekly Shōnen Jump, Dragon Ball est un manga qui inspire encore aujourd’hui un grand nombre de Mangaka comme Eiichiro Oda, Masashi Kishimoto, Tite Kubo ou Hiro Mashima dont on vous reparlera ici.

 L’une des inspirations majeures d’Akira TORIYAMA pour la création de Dragon Ball fut un roman chinois shinto-bouddhiste - Wu Cheng'en - que l’on connaît en France sous le nom « La Pérégrination vers l’Ouest ». L’œuvre chinoise n’influencera en réalité que les deux premiers tomes du manga qui correspondent au premier arc, présentant les fameux Dragon Ball, Shenron le dragon accomplissant les souhaits de celui qui l’invoque ainsi que divers objets magiques - comme le nuage (Kinto-un) sur lequel voyage Gokû, le bâton (Nyoï-Bô) ou encore l'éventail (Basshô) – et enfin des personnages comme Bulma ou Yamcha qui suivront Gokû durant les 42 volumes que compte la saga.

 L’influence de « La Pérégrination vers l’Ouest » inspire également l’auteur pour la création de Gokû. En effet, Sun Wukong (ou Son Gokû en japonais) est un singe intelligent, doté de parole et de grands pouvoirs, désireux de cultiver son corps et son esprit pour devenir un Immortel. Si le Gokû que l’on connaît n’est finalement qu’un humanoïde doté d’une queue de singe et capable de se transformer en gorille géant lors des nuits de pleine lune, Toriyama a puisé dans le caractère espiègle du personnage d’origine pour rendre Gokû naïf au possible, tout en lui octroyant une force surhumaine.

 À ceci, nous pouvons ajouter la rencontre d’une flopée de personnages à la nature fantastique, alliés ou ennemis, ce qui symbolisera précisément les premiers pas du parcours de Gokû. Citons alors les personnages d’Oolong et Puerh, bien connus pour leur capacité à changer de forme ou encore To, le lapin capable de transformer ses ennemis en carotte que l’on croise dans les premiers volumes.

 

 

Les arts martiaux au cœur du récit

 L’idée de Dragon Ball a germé dans la tête d’Akira Toriyama alors que ce dernier dessinait sa série précédente, Docteur Slump, tout en regardant ses films préférés d’arts martiaux avec au casting un certain Jackie Chan. Les discussions entre l’auteur et l’éditeur ont abouti à la réalisation d’un manga qui traiterait des arts martiaux, ainsi était né le concept de Dragon Ball. Et en effet, si les combats dantesques de la seconde partie du manga ramènent un peu moins aux pratiques martiales, les débuts suivent clairement l’objectif de Toriyama, ne serait-ce que pour la dominance des duels au corps à corps avec une mise en avant évidente de techniques de combats en tout genre.

 Avec l’entrée du second arc de la série, celui du 21ème Tenkaichi Budokai, cette dimension devient nettement plus appuyée puisque la série assume entièrement ses orientations martiales à travers des compétitions multipliant les combats et les adversaires, souvent représentants d’un style de combat. L’implication d’Akira Toriyama est totale dans cette dimension de l’œuvre, où se côtoient affrontements de plus en plus épiques avec un note d’humour. Certains éléments ne trompent pas et ne font que renvoyer aux films adorés par l’auteur. La présence de « Jackie Chun », l’identité secrète de Kame Sennin est évidemment un hommage délirant à l’acteur Jackie Chan.

 La première partie du récit s’attache à des affrontements prônant un esprit de compétitions solennel, raisons pour lesquelles nombre de tournois ont lieu durant cette phase du manga. Le Tenkaichi Budokai, joue alors un rôle primordial dans ces premiers volumes. Ils sont le cadre de rencontres majeures qui permettent à de nombreux personnages de se mettre en avant. Cependant, c’est de manière progressive que Gokû luttera certes pour améliorer ses aptitudes de combattant, mais aussi pour sauver la Terre de ses ennemis. Cela va de l’armée du Ruban Rouge jusqu’à Piccolo Daimaoh, tous avides de conquête. Recette classique permettant à Gokû de devenir un héros luttant pour une cause, celle du bien, et attirant à lui toujours plus de personnages attachants.

 

 

Évolution de l’œuvre

 Au chapitre 195 démarre un changement radical dans l’ambiance, l’histoire et les personnages. En effet, TORIYAMA fait évoluer son univers en faisant de Gokû un adulte marié ayant un enfant. Le personnage a muri tout comme le lecteur et le récit change de ton, tout en apportant son lot de révélations. En effet, nous apprenons que Gokû et l’un des derniers représentant de la race des Saiyens, peuple de guerrier à la force prodigieuse. Nous apprenons également que Gokû avait été initialement envoyé sur Terre pour anéantir la race humaine et permettre aux Saiyens de vendre la planète. Cependant, Gokû choisit de continuer à défendre sa planète d'adoption épaulé par Piccolo, son ancien rival qui est en réalité le fils d’un Namek exilé, face à Radditz le frère de Gokû. Toute la mythologie Dragon Ball se voit évoluer dès lors. Les adversaires sont toujours plus belliqueux, l’humour se fait plus rare et les combats deviennent titanesque.

 Le ton étant plus mature, l’intérêt du lecteur ayant grandi, le manga est ravivé. Le premier arc de la seconde partie de Dragon Ball est assez long et propose de manière dantesque la notion du dépassement de soi avec pour la première fois un ennemi si puissant et si terrible que l’affrontement qui l’oppose à Gokû semble aller en sa faveur. La notion de puissance des personnages se fait à travers des transformations physiques toujours plus surprenantes. En effet le despotique Freezer, évoluera à trois reprises pour atteindre sa forme de combat ultime…

 L’arc suivant nous présente un mystérieux jeune homme nommé Trunks venant du futur pour prévenir Gokû et ses amis d’une menace qui pèse sur le monde : l’arrivée de cyborgs à la puissance démesurée créés par le Dr Gero, ancien membre de l’armée du ruban rouge. Trois ans s’écoulent lorsque la menace déferle sur le monde et beaucoup de choses ont été modifiées par rapport à ce qu’a vécu Trunks. Le pire étant l’arrivée de Cell, une créature née de cellules prélevées sur Gokû et Végéta, Piccolo et enfin Freezer. Avec lui, Gokû et les siens n’ont d’autre choix que de devenir plus puissant que jamais et d’accomplir l’exploit de dépasser le stade de super Saiyen.

 À la mort du monstrueux Cell, le monde connait sept années de tranquillités et de paix. Gohan est désormais un étudiant jouant les héros, rencontre la jeune Vidèle, fille de Mister Satan que le monde croit être le sauveur du monde et à qui il finira par apprendre l’art de voler en même temps qu’à Goten, le second fils de Gokû. Retour aux sources pour ce dernier arc du manga : place à l’humour et au Tenkaichi Budokai. Rapidement la menace finale survient et l’univers tout entier, y compris le monde divin, est cette fois en péril. Le terrible Boo est en sommeil et ne tardera pas à se réveiller dès que le perfide Babidi, fils du perfide Bibidi – créateur de Boo, aura réussi à récupérer suffisamment d’énergie pour le faire. La créature sortie de son cocon poussera Gokû à dévoiler sa troisième et dernière transformation, mais surtout à enseigner l’art de la fusion, permettant à Trunks et Goten de rivaliser un temps avec le maléfique Boo. Cependant, ce dernier parviendra à l’absorber, tout comme Piccolo et Gohan. La force ainsi obtenue par Boo le fera évoluer à de nombreuse reprise jusqu’à devenir un être chétif d’apparence, mais prodigieusement redoutable. Finalement, l’union faisant la force, Boo périra face au Genki Dama de Gokû constitué par l’énergie de l’ensemble des terriens, rassemblés grâce à Mister Satan, qui devient réellement l’un des sauveurs de l’univers tout entier.

 

 

 Akira Toriyama a su poussé les codes du Shônen à leur paroxysme et a multiplié les ficelles du genre en inscrivant son œuvre dans une dimension fantastique. Rarement des personnages auront tant surpassé leurs limites dans un manga. La surenchère de l’histoire est un élément important qui a cristallisé le nekketsu dans l’imaginaire collectif, Dragon Ball fut alors l’un des premiers à proposer des combats si extraordinaires et si spectaculaires. Même à l’heure actuelle, le titre de Toriyama reste l’un des plus dynamiques et endiablés à ce jour.

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