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Magazine en ligne dédié aux mangas, aux animes et aux jeux vidéo

Blue Submarine n°6

Adaptation en quatre OAV du manga de Satoru Ozawa, Blue Submarine n°6 fût la première production ambitieuse du studio Gonzo, réalisé par Masahiro Ozawa en 1998.

 

 

Dans le futur, une grande partie de l’humanité a péri sous les eaux à la suite des fontes des calottes glaciaires. Les Nations ont uni leurs forces pour repousser une nouvelle menace, les hybrides, des êtres aquatiques qui ont juré d’éradiquer la race humaine. Ces monstres ont été créés et équipés d’armes puissantes par le professeur Zorndyke, un savant fou qui s’est établi sur le continent Antarctique. L’humanité place ses derniers espoirs dans une force militaire, les Blue Submarines, une classe de sous-marins ultra-perfectionnés dotés de l’arme nucléaire. A bord du Blue Submarine N°6, le Commandant Iga a chargé la jeune enseigne de vaisseau Mayumi Kino de recruter le vétéran Tetsu Hayami, dont les talents de pilote seraient bien utiles dans la bataille décisive. Mais Hayami est dégoûté de la guerre, et ne croit plus en rien. A quoi bon, en effet, tout miser sur une attaque en masse, à l’arme nucléaire de surcroît, lorsque tout espoir semble perdu ?

 

 

Première production du studio Gonzo, avec un casting de rêve : Mahiro Maeda à la réalisation, Shoji Kawamori au mecha design (Eureka Seven), et Range Murata au chara design (Last Exile). Avec une histoire moins simple qu’il n’y paraît de prime abord comme souvent avec des séries de ce genre. Bien sûr, l’idée que l’équipage déterminé va sauver le monde est un cliché absolu de l’anime (Macross, Captain Harlock, et combien d’autres ?), mais justement, Blue Submarine N°6 joue habilement avec ce cliché, en le recyclant vers un message écolo et pacifiste. C’est en sortant de ce schéma bons et résistants contre puissants et antagonistes que l’issue sera trouvée. La notion manichéenne de bon droit en ressort ringardisée. L’intrigue se suit agréablement, autour de scènes de batailles navales majestueuses et se concentre sur le personnage de Tetsu Hayami, son évolution jusqu’à la scène finale. Sa forte personnalité, sous la peau d’un dur-à-cuire désabuser, cache un idéalisme et une tolérance plus purs que chez d’autres personnages, notamment la jeune Mayumi Kino, beaucoup plus rigide que ne laisse supposer sa frêle apparence. L’amour, sous sa forme la plus inattendue, joue un rôle capital dans l’histoire, à travers une relation qui fait penser au mythe de la petite sirène (le conte d’Andersen). Bien que le message véhiculé dans l’anime est très classique (l’Homme, cupide et borné, est responsable de sa propre destruction programmée), il est subtilement amené.

 

 

Malgré un côté visuellement très (trop ?) démonstratif, la faute à l’omniprésence de l’animation 3D, certes mieux intégrée que dans Last Exile, mais prenant trop le pas sur les scènes animées en 2D, carrément magnifiques. Ici, la 3D sert à restituer l’élément liquide de la plus belle des manières. Nous atteignons des sommets avec la scène des vagues au début de l’épisode 3, d’une beauté à couper le souffle ! Les design splendide, que ce soit celui des navires sous-marins, ou celui des hybrides, dont certaines à la féminité troublante. La palme revient au chara design de Range Murata. Le commandant Iga, avec sa tête de bourlingueur sympa, est particulièrement réussi, de même que Zorndyke, dont les rares apparitions avant la fin laissent déjà entrevoir que les choses ne sont pas forcément ce qu’elles paraissent.

 

 

Autre point intéressant, les allusion discrètes des noms de certains personnages. Trois membres d’équipage du Blue Submarine N°6 s’appellent Maiakovski (le plus grand poète russe des années 20, fondateur du mouvement futuriste), Hugh Cornwell et Jean-Jacques Burnel (les deux leaders du groupe punk rock The Stranglers, dont Mahiro Maeda est tellement fan, qu’il confiera à Burnel la musique de son Gankutsuou). Rien à dire de particulier concernant la musique, sinon qu’elle est jazzy et parfois un peu en décalage avec l’ambiance sombre de l’histoire. Elle est cependant très sympa lors de l’ending. A ce propos, l’ending du 2ème épisode est superbe.

 

 

Blue Submarine N°6, dont les qualités compensent largement les défauts de jeunesse ; après tout, c’était la première production du studio Gonzo, bénéficie d'une animation en images de synthèse aussi spectaculaire que palpitant. Un feu d'artifice visuel, porté à incandescence par le mecha designer Shoji Kawamori, créateur de Macross Plus et de Vision d’Escaflowne.

 

 

Cortana, travaille avec beaucoup de paperasse, ce qui n'est pas vraiment jubilatoire. Dans ses temps libres, elle se plonge volontiers dans les animes, mangas et les séries TV. Elle aime écrire des histoires et dessiner de temps en temps, le tout avec une tasse de thé pour l’aider à se détendre. Sa faiblesse avouée, les méchants sociopathes, qui sont souvent ses personnages préférés.

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