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Magazine en ligne dédié aux mangas, aux animes et aux jeux vidéo

Gurren Lagann

Diffusée pour la première fois au Japon le 1er avril 2007 sur la chaîne TV Tokyo, Gurren Lagann, produit par le Studio Gainax est l’adaptation du manga Tengen Toppa Gurren Lagann. Dessiné par Kotaro Mori et prépublié dans un premier temps dans le magazine Monthly Dengeki Comic Gao! Puis, dans Monthly Comic Dengeki Daioh. Le manga se déroule dans un futur lointain où l'humanité a été forcée de vivre sous terre, créant des civilisations souterraines isolées. Ces villages n'ont aucun contact avec la surface ni avec les autres villages souterrains. Les tremblements de terre sont fréquents et causent des dégâts aux villages. Des individus, appelés « excavateurs », sont désignés pour creuser plus loin sous terre afin d'agrandir les villages.

 

 

L’histoire

Simon, orphelin depuis qu’un tremblement de terre a emporté sa famille, creuse du matin jusqu’au soir. Lui et les siens créent des galeries sous terraines, jour après jour, afin d’étendre leur village. Cette cité est elle aussi sous terre, depuis si longtemps que la lumière du jour est devenue une légende. Le chemin jusqu’à la surface n’est plus qu’une chimère, tout juste bonne à mettre les dieux et la terre en colère, selon le tyran à la tête du village. Mais ces rêves sont toute la vie de Kamina, rebel et épris de liberté jusqu’au bout des ongles, ce qui a toujours forcé l’admiration de Simon. Aussi, quand ce dernier découvre un mystérieux golem et qu’un énorme monstre débarque de la surface, Kamina comprend que ce destin qu’il espère depuis tant d’années lui tend enfin les bras. Mais aussitôt arrivés à la surface, ils comprennent que d’autres défis les attendent. La jeune et pétillante Yoko, qu’ils viennent de rencontrer, leur explique que des montres, nommés Ganmen, viennent chaque jour pour anéantir tous les humains vivants à la surface. Ces robots géants, dirigés par des êtres hybrides mi-humains mi-animaux, sont sans pitié et font régner la terreur. Il n’en faut pas plus à Kamina et Simon, les deux membres de l’auto-proclamé brigade Gurren, pour se décider à affronter ces tyrans. Et c’est à bord du Golem de Simon, surnommé Lagann, que leur nouvelle quête va débuter. Cet étrange robot ne semble obéir qu’à Simon et possède une mystérieuse capacitée : il peut fusionner avec n’importe quel autre Ganmen. Toutefois, la route jusqu’à la liberté est longue et pavée d’embuches : du commandant Viral aux quatre généraux de l’armée impériale, autant de drames que de victoires attendent Simon et Kamina, jusqu’au but ultime : vaincre le souverain Helix et rendre à l’humanité tout entière sa liberté.

 

 

Gurren Lagann s’inscrit dans la plus pure tradition du shônen : une quête hors norme, des caractères bien trempés, des volontés de fer et de nombreux combats titanesques. Cet anime plaira évidemment aux fans du genre, tout en étant bien plus qu’un simple shônen. En effet, il transcende les codes du genre et transcende par un torrent d’émotions galvanisante. Au départ, le duo formé par Simon et Kamina repose sur des bases des plus classiques : un homme au tempérament fougueux et à la volonté inébranlable, accompagné d’un autre jeune homme plus timide et introverti, admiratif de ce frère d’armes. Cependant, si ce genre de duo est itératif dans les shônen, il est généralement peu exploité et rompu dès les premières minutes pour faire de cette séparation souvent tragique un point de départ, et laisser ainsi le jeune homme tracer sa propre voie. Ici, c’est sur ce duo que mise l’aventure. Bien plus qu’un simple symbole en arrière-plan, le personnage de Kamina déborde de charisme mais ne serait rien sans son partenaire Simon. Kamina lui fait confiance pour terrasser leurs adversaires, et c’est de cette confiance que surgit le grand courage de Simon, qui rend tout possible, et qui donne alors à Kamina toute son énergie.

Gurren Lagann trouve dans cette symbiose une immense force, qui se communique au spectateur presque instantanément, ce qui rend plus tragique encore le récit. Le scénario foisonne de moulte rebondissements. Constitué de trois parties, plus ou moins dépendantes les unes des autres l’histoire change de cap d’un chapitre à l’autre, si bien qu’aucune lassitude n’a réellement le temps d’apparaître. Nous voilà donc en possession de tout ce qu’il nous faut pour débuter une grande et belle épopée… mais sur quel ton ? Dans quelle ambiance ? Bien conscients que nous proposer un anime de mécha au ton sérieux et à l’ambiance de fin du monde le cataloguer comme un ersatz de Neon Genesis Evangelion, les studios Gainax ont opté pour une autre solution, avec un virage à 180°. Résultat : Gurren Lagann ne se prend jamais au sérieux, que ce soit par une ambiance théâtrale à la limite de la parodie la plus totale, ou avec des ennemis et méchas aux apparences de SD, d’un ridicule voulu et très bien dosé. Le ton choisi se veut donc léger et humoristique.  L’ambiance est celle d’un anime de science-fiction complètement déjantée.

 

 

Gurren Lagann sait également se montrer très au point sur le plan technique. Pourtant le staff de l’équipe a subi quelques aléas : prévu pour 26 épisodes et ayant débuté début avril 2007, cet anime a connu de très nombreux rebondissements depuis les débuts de sa diffusion. À la suite de problèmes « relationnels » entre des fans et une partie de la production, le producteur Takami Akai a mis les voiles au bout de quelques épisodes. Il fut notamment question de l’épisode 4, dont la direction artistique fut confiée à Osamu Kobayashi (Paradise Kiss, Beck) pour un résultat… différent. Sur les autres épisodes, le graphisme s’avère assez typé mais reste plus classique et adhère complétement à l’ambiance de l’anime, notamment grâce à des couleurs en osmose : naturellement sombres pour toute la partie sous-terraine, froides pour les bases ennemies, avec des dominantes de bleu presque glaciales pour le quartier général. Les couleurs des bases humaines et celles qui suivent Simon, Kamina et leur bande sont évidements, plus chaudes, mais sans exagération. Enfin, quelles que soient leurs appartenances, les robots portent eux des couleurs vives, pour des combats très lumineux. Autre point important : le soin porté aux décors. Par de magnifiques tons, plus pastels, ces derniers nous sont présentés comme des tableaux extrêmement bien travaillés, souvent distillés à des moments clés pour donner une touche de poésie ou tout simplement du baume au cœur. Ce graphisme très sympathique s’accompagne d’une animation et d’une mise en scène d’une grande qualité : les mouvements et combats sont aussi exaltés et enthousiasmants que les personnages.

 

 

Toute cette action est enfin servie par une bande son bien en phase avec le reste, épique et entraînante. Les génériques restent eux aussi dans l’esprit, en jouant dans la pop énergique comme le très sympathique et évolutif « Sorairo Days » de Shoko Nakagawa ou dans un ton plus rock pour les trois génériques de fin. Gurren Lagann est décidément une série à part, à l’image du second générique diffusé uniquement pour le seizième épisode. Ce générique spécial compile une succession des plus belles images de storyboard : un régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles, grâce à un nouveau morceau très entraînant, « Happily Ever After » toujours de Shoko Nakagawa.

A partir d’un synopsis qui aurait pu être celui d’un énième shônen, les studios Gainax ont su donner toute leur maîtrise et leur expérience pour permettre à Gurren Lagann de transcender les codes du genre et en faire une réussite aussi bien visuelle que scénaristique. Une fois encore les studios Gainax prouve qu’ils peuvent faire de l’excellent travail pour séduire et faire rêver un large public.

 

 

Cortana, travaille avec beaucoup de paperasse, ce qui n'est pas vraiment jubilatoire. Dans ses temps libres, elle se plonge volontiers dans les animes, mangas et les séries TV. Elle aime écrire des histoires et dessiner de temps en temps, le tout avec une tasse de thé pour l’aider à se détendre. Sa faiblesse avouée, les méchants sociopathes, qui sont souvent ses personnages préférés.

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