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Rah-Xephon

Rah-Xephon est une série télévisée animée de 26 épisodes créée et réalisée par Yutaka Izubuchi. Produit par Fuji TV, Bones, Media Factory et Victor Entertainment. La série a été acclamée par la critique et une adaptation cinématographique à vue le jour en 2003, Rah-Xephon : Pluralitas Concentio, réalisé par Tomoki Kyoda, avec des changements d'intrigue et de nouvelles scènes. La série a également été adapté en romans, un épisode supplémentaire OVA, un drama audio, un jeu vidéo, des livres d'illustration et une adaptation manga modifiée par Takeaki Momose.

 

 

Histoire

2012, Tokyo, le jeune Kamina Ayato termine la peinture d’une jeune fille vue de dos sur un rocher, avant de se rendre à son examen. Comme souvent, sa mère lui a préparé son petit-déjeuner et laisse un mot pour expliquer qu'elle reviendra tard à cause de son travail. En compagnie de ses amis Asahina et Mamoru, Ayato est victime d'un accident sur la ligne de métro. La rame est bloquée dans le tunnel et Ayato va chercher du secours. Quand il sort, il se rend compte que la ville est attaquée par des chasseurs-bombardiers. Au milieu des décombres, le garçon rencontre deux personnes : la première, Mishima Reika le conduira à un robot géant, le Rah-xephon, qu'il est le seul habilité à maîtriser, la deuxième, Shitow Haruka, est bien décidée à lui montrer la réalité du monde, à lui montrer que contrairement à ce qu'il a appris, Tokyo n'est plus la seule ville ayant survécu à l’assaut d’un ennemie. Après avoir réveillé le Rah-xephon, et découvert que sa mère a le sang bleu et non rouge, Ayato s'enfuit de Tokyo en emportant Shitow Haruka, Mishima Reika ayant disparu dans la bataille. Il apprendra alors que sa ville subit un décalage temporel de douze ans avec l'extérieur, et qu'elle est sous la domination des muliens, une race d'extraterrestre ayant investi la Terre. Engagé au sein de l'organisation TERRA, Ayato affrontera les Dolem, les envoyés de Mu chargés de récupérer le Rah-xephon, indispensable pour la conquête totale de la planète. Inadapté du fait de son isolement dans ce qu'on appelle Tokyo-Jupiter, le jeune garçon devra faire face à ses doutes et à la découverte de ses propres capacités. Il sait qu'il a un rôle dans l'affrontement entre l'Humanité et Mu, qu'il est le chef d'orchestre d'une gigantesque symphonie ayant pour objet le futur de la Terre.

 

 

Evacuons tout de suite le premier écueil qui a empêché le succès de cette série : il ne s'agit pas d'une copie de Neon Genesis Evangelion. Si le point de départ, certains personnages et certains éléments d'intrigue (l'aspect intriguant des Extra-Terrestre, le héros confronté à ses doutes, une fille mystérieuse) suggèrent un tel rapprochement, une vision approfondie de la série fait voler en éclat le sentiment de plagiat. Rah-xephon est une série originale, au scénario solide et aux personnages particulièrement développés. Nous sommes très loin des références mystico-religieuses et des changements de ton de Neon Genesis Evangelion. La mythologie présentée est cohérente, originale, et bien intégrée au propos de l'histoire. Une fois ceci précisé, nous pouvons nous intéresser aux qualités intrinsèques de la série. La qualité de l'animation, le design des personnages et les mechas sont en tous points remarquable. Les expressions des personnages sont particulièrement travaillées, surtout Shitow Haruka qui se distingue par une grande variété d'attitudes. Techniquement, le niveau de qualité est à la hauteur de ce que fait le studio BONES et l'on cherchera plutôt chez Haruka, un soupçon de Faye Valentine (CowBoy Bebop), que de Misato (Neon Genesis Evangelion). Ce que le résumé ne peut pas rendre compte, c'est la multiplicité des personnages et des intrigues secondaires ou parallèles. Chaque « groupe » de personnages à ses questions et ses problèmes, qui interfèrent avec l'intrigue principale jusqu'au dénouement. Les « combats » passent très souvent en arrière-plan et se réduisent, le bien souvent, au strict nécessaire. Nous ne pouvons même pas dire que chaque Dolem a un rôle révélateur, car c'est plutôt Ayato qui évolue sous la pression des interactions avec les personnages que sous la pression de l'ennemi. D'ailleurs, même à la fin, nous ne connaîtrons jamais avec exactitude la nature et l'origine des muliens, seul le but sera important. Cela amène à revenir sur la qualité du scénario. Il ne s'agit pas d'une série de « mécha », mais bien d'un drame sentimental ou psychologique où tout l'aspect mystique des muliens sert de métaphores pour la nature humaine des relations.

 

 

La véritable intrigue de Rah-xephon est cachée pour qui ne s'intéresse qu'aux péripéties de la lutte entre humains et muliens. Le cœur de l'histoire est beaucoup plus simple et beaucoup plus riche, traitant de l'amour, du besoin de l'autre, et de l'acceptation de la vérité de ses sentiments. De quoi avons-nous peur lorsque nous nous « offrons » à l'autre ? Comment trouver l'harmonie dans une relation ? Toutes ces questions forment la trame principale de la série et ne révèlent leur nature qu'au dernier moment. La clé se situant après le générique du 26e épisode. La série y obtient son point d'orgue, chose normale pour une histoire où la musique joue un rôle primordial. Chaque détail constitue une note particulière dans le scénario, et même les instants de flottement, où l'on croit repérer une incohérence, trouvent leur signification. Le propos général est intelligent, sensible, certains épisodes comme le 19 ou le 23 sont poignants d'émotion. Et si la fin est tragique par moments, le final superbe, et totalement imprévisible surprend par sa tendresse et sa douceur. Cette série n'est pas de consommation courante et mérite une meilleure place que le simple qualificatif de « copie d'Evangelion ». Enfin, parlons un instant de la bande-son, si les musiques sont magnifiques, sublimes et unique, le thème principal, « les danses polovtsiennes » de Alexande Borodine, donne un résultat surprenant que nous ne pouvons qu’apprécier.

 

 

Si l’histoire laisse sceptique de prime abord, mais elle se dévoile au fur et à mesure. L’animation est soignée et fluide, le design des Dolem réussi. Les combats ne sont pas au centre de l’histoire, loin de là, et ils restent raisonnablement courts et savamment rythmés. C’est un animé où les mechas ne sont qu’un outil pour faire évoluer une pléthore de protagonistes à la psychologie élaborée qui s’entremêle, s’embrouilles. Ici tout est question de complots, de destinées hors du commun, de secrets inavoués, et d’une civilisation disparue.

 

 

Cortana, travaille avec beaucoup de paperasse, ce qui n'est pas vraiment jubilatoire. Dans ses temps libres, elle se plonge volontiers dans les animes, mangas et les séries TV. Elle aime écrire des histoires et dessiner de temps en temps, le tout avec une tasse de thé pour l’aider à se détendre. Sa faiblesse avouée, les méchants sociopathes, qui sont souvent ses personnages préférés.

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