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Magazine en ligne dédié aux mangas, aux animes et aux jeux vidéo

Go Nagai

Si Goldorak est l’œuvre de Go Nagai la plus célèbre en France, elle est nettement moins connue au Japon. Précurseur dans la catégorie « Giant Robot », le mangaka ne s’est pas limité à ce genre au cours de sa carrière, loin de là.

Quatrième d’une fratrie de cinq, Kyoshi Nagai naît un mois après la bombe d’Hiroshima, dans la ville de Wajima (préfecture d’Ishikawa). Après la mort de son père, sa famille s’installe à Tokyo où il découvre les œuvres de Gustave Doré, et les mangas de Tezuka que lui prêtent ses grands frères. Alors qu’il passe une année sabbatique après le lycée, il est pris de violentes diarrhées durant trois semaines. Persuadé de vivre ses derniers mois, le jeune homme veut laisser son nom dans la postérité en créant un manga. A l’hôpital, on lui détecte une simple colite vite soignée mais qu’importe, c’est décidé, il deviendra mangaka sous le pseudonyme de Go Nagai.

 Avec l’aide de ses frères, il devient assistant d’Ishinomori en 1965. Deux ans plus tard, il fait ses débuts avec Meakashi Polikichi et l’adaptation du feuilleton animé Chibikko Kaiju Yamadon, qui l’étiquettent dans la catégorie humour. Ce qu’il confirme avec Harenchi Gakuen (Lycée Scandale) où des hurluberlus enchaînent les blagues graveleuses. Flirtant sans vergogne avec l’érotisme, la série-locomotive du nouveau venu Shonen Jump est vite pointée du doigt par l’association de parents d’élèves (PTA). Nagai la termine sur un pied de nez en 1972 : le PTA et la police débarquent dans l’établissement dont ils abattent profs et élèves.

 Le succès de Harenchi Gakuhen lui permet d’ouvrir son studio, Dynamic Productions, où il laisse libre cours à son imagination débordante, avec le perpétuel soutien de son bras droit, Ken Ishikawa. En 1972, il révolutionne les robots géants, désormais pilotables de l’intérieur avec Mazinger Z, qui engendrera diverses suites dans le même univers, dont UFO Robot Grendizer (Goldorak) puis Getter Robo, premier robot combinable. Cette même année, il arrête plusieurs de ses séries pour se consacrer exclusivement à Devilman, relecture gothico-horrifique de l’Enfer de Dante entamé avec Mao Dante en 1971 et complétée en 1973 par Violence Jack : les visions cauchemardesques dessinées par Nagai qui inspireront Kentarô Miura pour Berserk.  C’est cependant l’espiègle Cutie Honey qui attire l’attention en 1973 : deux mangas paraissent en parallèle de la série animé.

 A partir des années 1980, Go Nagai se retrouve surtout à prolonger ses créations et chapeauter leurs adaptations. Sa série de marionnettes Bomber X fait un four au Japon mais sera adulée en Europe !

 

Mesekiel, est tombé dans la culture japonaise très jeune et tente au mieux de partager sa passion. Après des années investis dans ce domaine, il est devenu un connaisseur avec une liste soigneusement classée de livres et d’animes dévorés.

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